le tarse sans phallanges

le tarse sans phallanges
Bon voilà un des ptis moyens pour faire passer le temps des révisions, ce texte est farfelu, il reflète mon moral à ce moment...
Et dire que ca a marché!...


Ces heures où tu divagues là-bas sur le rivage,
Tu te prends par la main tu te dis allez vas!
Le rêve est à l'enfant ce qu'absurde est à l'homme,
Tu dois donc travailler, si divine besogne
Qui élève les âmes et asservit les corps.

Ces mots que tu dois rire, re-tenir, étrange-crire
Voilà qu'ils sauterellent, début de la folie.
Ton âmes vadabongue dans ces dédales récébrales
Tell verdâtre la limace au soleil agonise:
Recroq vrillée elle enfle: l'emphlaquée*(1)

Reviens à l'astragale, calcubonéiforme
Sans oublier ce petit, navire qui dans l'air coule*(2)
Ancien scaphandrier des os les plus profondes
Le scaphoïde thracien bordant le pont Euxin*(3)


11 Mars 2008

*Notes:
1: emphlaquée je l'ai trouvé en triturant le mot encéphale
2: naviculaire= ancien scaphoide tarsien
3: la Thrase bordait le pont Euxin...

# Posté le lundi 30 juin 2008 06:42

Modifié le lundi 30 juin 2008 06:54

zOnE

zOnE
À la fin tu es las de ce monde ancien

Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin

Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine
Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes
La religion seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation

Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme
L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie X
Et toi que les fenêtres observent la honte te retient
D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin
Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les livraisons à vingt-cinq centimes pleines d'aventures policières
Portraits des grands hommes et mille titres divers

J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom
Neuve et propre du soleil elle était le clairon
Les directeurs les ouvriers et les belles sténo-dactylographes
Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent
Le matin par trois fois la sirène y gémit
Une cloche rageuse y aboie vers midi
Les inscriptions des enseignes et des murailles
Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent
J'aime la grâce de cette rue industrielle
Située à Paris entre la rue Aumont-Thiéville et l'avenue des Ternes

Voilà la jeune rue et tu n'es encore qu'un petit enfant
Ta mère ne t'habille que de bleu et de blanc
Tu es très pieux et avec le plus ancien de tes camarades René Dalize
Vous n'aimez rien tant que les pompes de l'Église
Il est neuf heures le gaz est baissé tout bleu vous sortez du dortoir en cachette
Vous priez toute la nuit dans la chapelle du collège
Tandis qu'éternelle et adorable profondeur améthyste
Tourne à jamais la flamboyante gloire du Christ
C'est le beau lys que tous nous cultivons
C'est la torche aux cheveux roux que n'éteint pas le vent
C'est le fils pâle et vermeil de la douloureuse mère
C'est l'arbre toujours touffu de toutes les prières
C'est la double potence de l'honneur et de l'éternité
C'est l'étoile à six branches
C'est Dieu qui meurt le vendredi et ressuscite le dimanche
C'est le Christ qui monte au ciel mieux que les aviateurs
Il détient le record du monde pour la hauteur

Pupille Christ de l'½il
Vingtième pupille des siècles il sait y faire
Et changé en oiseau ce siècle comme Jésus monte dans l'air
Les diables dans les abîmes lèvent la tête pour le regarder
lls disent qu'il imite Simon Mage en Judée
Ils crient qu'il sait voler qu'on l'appelle voleur
Les anges voltigent autour du joli voltigeur
Icare Énoch Élie Apollonius de Thyane
Flottent autour du premier aéroplane
Ils s'écartent parfois pour laisser passer ceux que transporte la Sainte-Eucharistie
Ces prêtres qui montent éternellement élevant l'hostie
L'avion se pose enfin sans refermer les ailes
Le ciel s'emplit alors de millions d'hirondelles
À tire-d'aile viennent les corbeaux les faucons les hiboux
D'Afrique arrivent les ibis les flamants les marabouts
L'oiseau Roc célébré par les conteurs et les poètes
Plane tenant dans les serres le crâne d'Adam la première tête
L'aigle fond de l'horizon en poussant un grand cri
Et d'Amérique vient le petit colibri
De Chine sont venus les pihis longs et souples
Qui n'ont qu'une seule aile et qui volent par couples
Puis voici la colombe esprit immaculé
Qu'escortent l'oiseau-lyre et le paon ocellé
Le phénix ce bûcher qui soi-même s'engendre
Un instant voile tout de son ardente cendre
Les sirènes laissant les périlleux détroits
Arrivent en chantant bellement toutes trois
Et tous aigles phénix et pihis de la Chine
Fraternisent avec la volante machine

Apollinaire

# Posté le mardi 24 juin 2008 14:18

festival St jean 2008

Voilà un peu de pub, c'est pour une bonne et belle cause. Regardez, au moins par curiosité!
Quelques informations: ça sera donc du 19 au 24 aout à st quentin sur indrois près de tours; ou si vous voulez participez à la préparation du festival c'est à partir du 4. Bon en fait voilà le lien pour les détails: www.thibaudoin.com

# Posté le jeudi 29 mai 2008 11:48

Modifié le mardi 29 juillet 2008 05:30

Non, la Terre n'a pas besoin de l'Homme pour tourner rond!

Non, la Terre n'a pas besoin de l'Homme pour tourner rond!
Dieu créa la Terre, le Ciel et les étoiles
Mais il créa ensuite, peut-être par erreur
L'Homme qui bientôt, déchirera sa mère
Celle qui l'a nourri, et bercé et choyé
Celle qu'aujourd'hui, il piétin(e) sans scrupule
La Terre était parfaite, jusqu'à ce qu'un jour l'Homme,
Par un(e) quelconque science, source de la "technique"
Se mette à l'humilier et à l'empoisonner
Sans le vouloir peut-être, mais le fruit en est là,
La voilà maintenant, folle et incontrôlable.

22/08/2007

# Posté le mercredi 22 août 2007 15:22

Réflexion sur l'Homme

Réflexion sur l'Homme
Quand je pense à la vie, que je prends conscience de ce que je suis et que je revoie mon parcours, je prends en même temps conscience des différences qu'il y a entre moi et l'Autre. Je comprends alors que chacun a son histoire, parsemée d'obstacles et de joies, mais une histoire d'actualité qui engloutit le présent irrémédiablement. Une histoire qui se calque sur l'Histoire et en parallèle qui, par son évolution, se détache de celle-ci. Je vois alors que rien n'est aussi difficile que l'étude de l'individu ; dans le sens où il est à la fois unique par sa personnalité et à la fois copie conforme et fidèle à son milieu. C'est ici que toute la beauté et la richesse de l'Homme résident : dans sa complexité. Non pas une complexité « formelle », telle les mathématiques, où une fois la solution trouvée, le problème est résolu ; mais plutôt une complexité où des milliers de facteurs -plus ou moins influents- se rencontrent et façonnent l'être d'aujourd'hui, distinct de celui qu'il était hier et de celui qu'il sera demain.
16/
05/2007

# Posté le mercredi 16 mai 2007 19:35